Présentation publique des rapports de stage SOPHROLOGIE 13 novembre 2018 / Promotion « Ubuntu 2018 »

Nous avons eu le plaisir de partager les présentations publiques des rapports de stages de 18 candidats (dont 2 stagiaires issus de promotions antérieures) ayant achevé leur cursus professionnel de sophrologie, dernière étape pour l’obtention du Titre RNCP de Niveau 3 de « Sophrologue praticien ».

Etaient présents les formateurs Catherine Jamet, Roland Bost, Fabrizio Medail ainsi que Daniel Kieffer et Marie Lapierre, et les parents, conjoints ou amis invités par les candidats. Nous avons aussi apprécié la présence de stagiaires en début de formation.

Christelle ROIGNAN a réalisé son stage dans un institut médicoéducatif pour 45 enfants de 6 à …20 ans. Des difficultés ont été rencontrés vis-à-vis du schéma corporel, et l’objectif fut de créer du lien et de mieux gérer les émotions. Une fois la dynamique installée, tout a bien fonctionné sur un mode souvent ludique, et en simplifiant beaucoup les exercices. Clé retenue : j’ai dû apprendre à m’adapter !

Brigitte Dubois-Pallis : travail de stage à la crèche de Massy Palaiseau auprès d’une vingtaine de puéricultrices pour 21 séances. Au final…5 fidèles seulement. Epreuve pour gérer ce groupe difficile. Brigitte a dû se dépasser mais récompense : on lui a demandé de revenir…

Mylène Yam : 1 stage avec des enfants et un autre avec des adultes. 8 ateliers seulement dans ce cadre. Gros challenge car Mylène est psychologue pour adultes (en neuropsy), et conditions de travail difficile en stage…Au final, acquis sa légitimité. Pour l’avenir, un atelier par semaine et fière d’intégrer la sophrologie en neuropsychiatrie !

Audrey Zanoni-Godard a fait son stage dans une centre social associatif de quartier de Paris (13ème) : 10 personnes suivies mais groupe ouvert. Beaucoup de techniques déclinées, dont même yoga nidra, DR2, SPF…De très beaux retours reçus et gain de confiance. Conscience que le groupe est miroir. Projet de développer ses activités de sophrologie en groupe plus qu’en individuel.

Vinciane Anthonioz s’est occupée de demandeurs d’emploi au sein de l’association Activaction, via des ateliers d’une heure trente, une fois par semaine sur quatre mois. Travail axé sur les ressources, l’estime de soi, le stress lié à l’entretien d’embauche… 5 à 9 personnes ont pu être suivies dans un groupe ouvert. Un crescendo positif a été noté, gare de confiance et de légitimité pour Vinciane… Elle poursuit en entreprise, un soir par semaine.

Mila-Muriel Rivault a choisi une association sportive à Bures sur Yvette, auprès de 14 retraités plutôt disciplinés, mais souffrantes, d’où 8 séances sur « émotion s et douleurs ». Des tensions dans le groupe n’ont pas facilité la tâche mais l’aide des formateurs du CENATHO fut précieuse. Bons retours in fine. A ce jour, séances hebdomadaires en cabinet pluridisciplinaire… Mission réussie !

Karine Lamy a opté pour un stage en IME auprès de 3 groupes dont des éducateurs spécialisés. En tout : 14 + 9 séances. Objectif : aider les aidants et atténuer les douleurs des enfants / ados. De la respiration à Schultz, un rapport de stage sur PowerPoint très détaillé et professionnel (et donc débordant le timing !) … Bravo pour les beaux résultats très gratifiants. Des projets positifs sont en place…

Pour Michèle Ghali, un stage en maison de quartier à Versailles pour les séniors ; 2 groupes ont été constitués, et travail de suivi individuel très évolutif, notamment sur le deuil mal fait. A dû s’adapter, composer, anticiper, et prendre’ conscience de l’importance de l’alliance sophronique. Belle mission !

Céline Saillau-Revol, quant à elle, a opté pour la CPM du Loiret, à raison de 16 séances en 3 groupes…soit 93 personnes ! application de très nombreux outils, et 90% du groupe souhaite continuer ! Un seul homme dans cette expérience. Céline s’est découvert une passion pour le groupe et va poursuivre en ce sens…

Nina Avril, issue de la promotion 2017, a travaillé auprès du Secours Populaire de Clermont. 5 à 10 personnes sur 16 séances, dans un cadre optimum. Opportunité de prendre confiance en elle : Nina continue et ajoute la réflexologie à ses outils de relation d’aide…

Lise Masson-Couronne a choisi un groupe de 91 enfants issus des classes de CP au CM2… Du tonnerre dit-elle… avec une approche ludique du corps, du souffle, de la relaxation… et beaucoup d’improvisations vis-à-vis de ses notes de cours ! Impact bénéfice des sophro-contes pour les enfants, « c’était magique » ! » A même offert des séances aux enseignants qui en redemandent… A suivre et bravo !

Pour Valérie Beaumont, ce fut un stage à la Cité de la Santé, lié à la CRAMIF (sécurité sociale), pour un public en souffrance et en préretraite… 8 ateliers de 2 heures / semaine, sous forme de groupe fermé. 10, puis trois personnes seulement hélas, mais une assistante sociale… Néanmoins, excellents retours du petit groupe et conscience du devoir lâcher-prise, confiance en soi et perception des liens transversaux dans la relation. Beaux projets professionnels en perspective.

Valérie Vincent a choisi le centre culturel du 13ème, à Paris. Que des femmes pour 9 séances d’une heure 15, tournées vers la journée de la Femme ; un autre atelier a répondu aux besoins des ados vis-à-vis des examens à passer ; un troisième réservé à la direction… Conscience que Valérie n’était pas assez préparée pour les ados, mais avec le cœur et l’improvisation, que des bons résultats. Installation suit… !

Audrey Paul-Gangneux s’est consacrée à un stage à l’école élémentaire du Val d’Oise, pour 12 enfants de 8 ou 9 ans. Un autre groupe pour les profs, en 6 séances. A proposé un long travail filé sur les émotions, puis a intégré 15 minutes par jour, tout au long de l’année scolaire pour ses propres élèves. Bravo ! Que de retours émouvants ! Objectif à présent : faire entrer la sophrologie à l’Ecole Publique ; un beau challenge qui rappelle celui (réussi) de Micheline Flak, voici 40 ans, pour y faire entrer le yoga. A suivre !

Myriam Konialian issue de la promotion 2017 « Jyoti », a choisi un stage auprès des éducatrices d’ALJT ou résidence de jeunes travailleurs : Pas facile d’y introduire la sophrologie (sur la sellette vis-à-vis de la Mivilude ?) car le directeur s’est fié uniquement aux infos Wikipedia… Des ateliers ont pu être donnés mais très lard le soir (+ de 22H30 souvent !). Gros challenge d’identité pour Myriam ; beaucoup de simples respirations et de visualisations pour ces groupes difficiles. A présent, projet de création d’un poste dans un foyer de jeunes travailleurs…

Virginie Goyet a pu effectuer trois stages : Un comme découverte de la sophrologie dans un cabinet de soins, avec un gros travail sur la confiance en soi ; l’autre pour l’association Amitié et Présence de la RATP chez des addictifs et avec un professionnel Caycédien pur ! Un 3ème en l’association Rose des Vents liée à la réinsertion et la précarité. S’est sentie vraiment utile, de mieux en mieux, à sa place… et bientôt professionnelle ! Haut les Cœurs !

Nathalie Bruggheman s’est investie auprès de la Cité des Sciences, pour des groupes d’adolescents ayant subi des violences, et des adultes victimes de burnout et de harcèlement ; 9 séances durant lesquelles il a fallu s’adapter…mais heureuse d’avoir enfin pu gagner sa légitimité. Conscience aussi de sa part d’ombre vis-à-vis des adultes (effet miroir). Voir des gens métamorphosés en 3 séances fut bouleversant… Ouverture d’un cabinet a Anthony. Nathalie a tenu à présenter des excuses sur le mode O’Hoponopono auprès de notre formateur Roland, suite à une tension en début de formation. Bravo et merci.

Adeline Tisserand est psychologue et sophrologue au sein de CHPCO de Beaumont Val d’Oise ; a effectué un stage pour les soignants depuis 2 ans orienté sur « burnout chez les soignants ». Un autre stage fut consacré aux patients également. « Ils en redemandent tous ! » nous confia Adeline… Projet : la sophrologie pour les parents d’enfants cancéreux, dont une formation pour les soignants. Se dit épatée de voir comme ça marche !

Nathalie Jean-Alexis a effectué son stage auprès d’enfants, car elle est éducatrice spécialisée Montessori ; a suivi 4 groupes sur 6 semaines. Une nouvelle vie dit elle ! Fut bluffée par les découvertes des enfants au plan de l’écoute, du silence, des 5 sens, des bols chantants… et de tout son propre potentiel auprès d’eux ! Leur reconnaissance fut touchante. « C’est métamorphique la sophro ! »… Merci tout particulier à Banou et à Fabrizio.

Sandra Aquaviva s’est tournée vers une boutique-atelier pour femmes enceintes et enfants. A pu développer les outils de la sophrologie (en plus du chant, sa spécialité) prénatale. A pu conscientiser que vouloir à tous prix cadrer les séances, trop les border, fait sortir la sophrologue du présent et de la qualité d’être. A gagné du lâcher-prise et de l’adaptabilité… Les mamans furent très heureuses… ça marche vraiment, quel cadeau ! Gros gain de confiance en soi. Sandra y travaille encore à présent 2 fois par semaine… et se lance dans des ateliers de sophro-méditation, et aussi dans un cabinet de groupe avec une autre collègue et un naturopathe (made in CENATHO bien entendu !)

Ludivine Apert s’est immergée dans une école maternelle et une école primaire (deux groupes). Quelle leçon d’adaptabilité une fois encore… Des groupes de 15 à 30 enfants (merci la Mairie !) à gérer par binômes, sinon, impossible… Des séances parfois chaotiques, dont avec des gamins classés hyperactifs, d’autres séances à improviser (victorieusement)… De bons retours vis-à-vis du sommeil, de la colère « jetée à la poubelle », des « petits câlins-merci » … et ils en voulaient encore et encore… Ludivine dit avoir appris à rebondir et à gagner sa légitimité professionnelle. Bingo.

Véronique Kunz a plongé au sein de la fromagerie Bel, et s’est retrouvée face à 110 inscrits sur 800 personnes de l’entreprise. 4 heures chaque semaine pour mieux gérer le stress, et une entreprise très bienveillante, des retours très positifs (même quand Véronique doutait) … Gros travail sur les ressources, les peurs, le sommeil… Une proposition lui est faite pour continuer 2 heures par semaine, et des demandes de suivi individuel en sus… Se dit à sa place… « à 55 ans, c’est ma vie ! »

Emmanuelle Levy a achevé ces présentations par son expérience en EPAD, pour les salariés et pour les résidents. Presque que des femmes à accompagner chez les professionnelles de santé, fatiguées, tendues… et quelle efficacité ! Pour les résidents, une autre histoire avec 84 ans de moyenne d’âge, des gens coupés du soprs, souvent durs d’oreille… grosse leçon de souplesse mais « merci la vie » !

A 19h00 la présidente du Syndicat des Sophrologues Professionnels, madame Isabelle Berthé, a présenté cette association, ses objectifs, ses moyens et son évolution depuis sa création en 2003.

Les buts du syndicat sont de promouvoir la profession, faire reconnaître le métier via l’ADELI (comme les ostéopathes et les chiropracteurs), de s’appuyer sur la place de la sophrologie en Europe, de faire créer une véritable « branche professionnelle » des « professions libérales », ce qui n’est pas encore le cas.

Le syndicat offre aussi une aide à l’installation professionnelle, un conseil juridique, un lien avec les mutuelles, un contrat d’assurance négocié, et une ouverture à la formation continue.

Il vise aussi à collecter des sources et références scientifiques sur les bienfaits de la sophrologie. 750 sophrologues sont membres à ce jour.

Nous avons ensuite tous partagé les agapes et quelques bulles.

Un immense bravo à toutes et à tous et tous nos vœux de réussite et prospérité à nos jeunes sophrologues !

2019-10-30T09:48:10+01:00